Le rire joue en son visage, un rire de soleil et de temps clair. Elle renaît d'un seul de ses regards, il happe la vie et attise le désir, celui de l'homme, celui d'un seul, celui qui pourrait être tout. Le désir qui flambe, qui brûle, qui arrache aux lèvres vermeilles des femmes des soupirs d'amour, qui saisit tout le corps, qui apprivoise, qui reste gravé entre les reins de ces femmes qui se disent des princesses. Des princesses qui se prostituent pour un seul regard, pour un seul souffle dans leur cou, pour une seule caresse sur la joue ! Et lui, ce diamant brut, sourit. Confiant. Il a la force, il a l'orgueil, il rend un enfant en homme, il rend les femmes en salopes. Et en ces seins, en ces mains qui virevoltent, en ces détails étudiés, en cette séduction factice, cela sent la passion, l'insolence, le sexe, le désir intenable. Le désir qui te prend toute entière, qui secoue le corps en soubresauts. Un désir qui naît parfois pour quelque chose d'infime, qui nait en une seconde suspendue dans le temps. Et alors, on te lâche la main, et tu t'abandonnes. Tu t'abandonnes au danger et aux chimères mais à quoi bon résister.. ? Une vie sans rêve n'en est pas une, une vie sans trébucher est lisse, fade. Une vie sans passion, sans folles envies. Elles rêvent toutes d'avoir le tournis, entrainées dans des bras, elles rêvent toutes.